Pour l’Algérie, l’électronique a toujours revêtu une importance capitale, aussi bien pour son décollage économique que pour l’émancipation socioculturelle de la population. Ceci s’est traduit par le fait que le secteur de l’électronique a été le premier à connaître un début d’industrialisation.
Cependant, de la stratégie nationale de développement industriel précédente, il ressort que l’importation des moyens de production peut être décisive pour la création de nouvelles usines ou la modernisation d’installations existantes, mais elle ne suffit pas pour industrialiser un pays. Un développement industriel durable nécessite la mise en place et l’accroissement continu des capacités et des compétences d’innovation à même de répondre à tout moment aux exigences de mise sur le marché de nouveaux produits et des compétences.

À cet effet, un séminaire fut organisé conjointement entre le Commissariat aux Énergies Nouvelles (CEN), l’Entreprise Nationale des Industries Électroniques (ENIE), l’ESCWA (Economic and Social Commission for Western Asia) et l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) au mois de janvier 1986 à Sidi-Bel-Abbès dont l’objet était de formuler des recommandations sur les mesures qui pourraient être entreprises pour promouvoir le secteur de l’électronique. Vu le caractère régional de ce secteur, des experts des pays arabes et des experts étrangers ont participé à ce séminaire. Ce forum avait abouti sur différentes recommandations parmi lesquelles figure la mise en place d’une infrastructure pilote de fabrication de circuits intégrés (centrale de technologie en microélectronique) et des unités de conception.

La mise en œuvre de cette recommandation a abouti au projet de mise en place, au Centre de Développement des Technologies Avancées, d’une centrale technologique microfabrication (salle blanche) qui constitue une installation stratégique en matière de maîtrise et de développement de l’électronique et particulièrement des circuits intégrés. Afin de permettre une formation qualifiante, la fabrication en série limitée et la recherche et développement dans les technologies microélectroniques.

Le 26 avril 2001, Monsieur le Président de la République lance la réalisation de cette Centrale Technologique en inscrivant l’opération dans le Plan Quinquennal de Soutien à la Relance Économique (PSRE) et en lui allouant une enveloppe de deux milliards de Dinars Algériens (2.000.000.000 DA). De ce fait, le CDTA a acquis une Centrale Technologique clé en main pour la recherche & développement et la fabrication en petites séries de circuits intégrés VLSI.

La centrale technologique de microfabrication
Il s’agit d’une plateforme de service commun, d’une superficie de 470 m² de classe 10 (ISO 4), exploitant un procédé technologique CMOS 1µm, avec une capacité de micro fabrication de plus de 100 000 puces CMOS 1µm par an et une opportunité de réalisation de composants MEMS. Le 31 Mai 2016, cette centrale a été réceptionnée et certifiée pour être opérationnelle après plusieurs années d’arrêt de travaux.

La centrale est un service de prototypage et de fabrication de série limitée, dans le domaine des composants à base de technologies CMOS et MEMS, d’une superficie de 470 m² et de classe 10 (ISO 4), exploitant un procédé technologique CMOS 1µm, avec une capacité de micro fabrication de plus de 100 000 puce par an. Le 31 Mai 2016, cette centrale a été réceptionnée et certifiée pour être opérationnelle après plusieurs années d’arrêt de travaux.

Les produits seront destinés pour les universitaires, les centres de recherche et les industriels établis en Algérie principalement ; voir aussi vers l’international.
La centrale offre un accès comprenant à la fois l’utilisation des équipements pour la fabrication et la caractérisation, ainsi que des services de formation du personnel et un soutien scientifique dans la réalisation de « visions nano-micro-électronique".

De plus, la centrale technologique s’adresse aux utilisateurs potentiels et aux groupes d’utilisateurs avec de nouvelles idées dans la micro fabrication. Cela permettra de diminuer la barrière financière des start-up, qui entrave souvent le lancement de nouvelles activités et collaborations. La centrale technologique est organisée en trois services :

Services de process
Service de conception digital analogue et microelectromecanique
Service de maintenance et de sécurité industrielle